31 décembre 2015

31 décembre au pied de la Pelée

A l'heure où vous êtes déjà en 2016, il nous reste quelques heures à  profiter de cette année 2015.
On vient de passer deux semaines de rêve en Martinique qui n'a pas cessé  de nous ravir. De Sainte Anne à Saint Pierre en passant par le rochet su Diamant (surf au largue à 12.3 nds !!)grande anse d'arlet et Trois Ilets, on a découvert une île trop belle, avec des habitants charmants et une gastronomie au top!
On a aussi rencontré une famille qui navigue sur un bateau identique au nôtre , pendant 8 mois,  avec leurs deux garçons de 7 et 3 ans qui ont tout de suite accrochés avec les filles. On était ravi de partager nos expériences respectives et on espère les revoir vers le Nord des Antilles.
On a enfin eu la chance d'apercevoir la montagne Pelée, 5 minutes entre deux nuages alors qu'elle est invisible depuis plus d'un mois. C'était magique,  ça nous donne trop envie d'y monter et de parcourir toutes les randos qui en font le tour.


D'ailleurs on prévoit d'y revenir pour quelques semaines de vacances ou plus si affinité tant on a aimé.
Pour l'heure on se prépare à partir en république dominicaine (500 milles) où l'on  va retrouver Papa et Thaïs le 6 janvier. Après avoir attendu une fenêtre météo favorable  (30-35 nds la semaine dernière ) on espère que le temps soit clément.

On vous souhaite à tous une bonne année 2016 ! Pleine de joie et de belles rencontres.

27 décembre 2015

Vendredi 25 décembre, le Père-Noël est passé !

Escale technique au Marin pendant quelques jours pour des réparations mineures et pour faciliter la tache du Père-Noël qui a bien gâté les filles.




Nous, on a reçu le plus beau des cadeaux puisqu’on accueillera un troisième moussaillon dans quelques mois !! On a profité de cette étape en Martinique pour faire l’échographie des trois mois qui confirme que tout va pour le mieux. On est trop heureux. La naissance est prévue pour le 14 juillet (notre façon à nous d’être patriote !).

On vous souhaite de bonnes fêtes à tous !



19 décembre 2015

Vendredi 18, un mois de mer

Après près de 600 milles parcourus et déjà 14 îles explorées, le bilan de ce premier mois est très positif. Côté navigation, on a pris nos marques, les rôles s’organisent à bord. On parle de moins en moins pour les manœuvres qui sont plus fluides. Les automatismes se mettent en place, on anticipe mieux les difficultés, la météo, le parcours. Certaines manœuvres demandent encore un peu d’entrainement, telle que la prise de bouée à Sandy Island, par 23 nds, sans gaffe, mais quand on a observé la technique des autres plaisanciers, on s’est dit que ce n’était pas si facile et qu’on n’était pas les seuls à s’y prendre à deux fois…
Côté vie à bord, c’est le grand luxe. Le catamaran est très spacieux, le carré et le cockpit sont très confortables. A part le rationnement en eau douce et en énergie, la vie à bord est agréable. On a quelques difficultés pour s’approvisionner en produits frais mais ce sera plus facile en République Dominicaine où parait-il les fruits sont très bon marché.



Les filles se sont vraiment bien adaptées à leur « maison-bateau Ysun » comme dirait Raphaëlle. Juliette dort encore beaucoup dans la journée, et au moins 12 heures la nuit. Elle goûte plein de nouveaux plats et adorent les bananes. Elle apprend des mots tous les jours mais celui qu’elle préfère c’est « KALLA », qui sert à tout et est très utilisé. Elle est propre ou presque depuis deux semaines, en suivant l’exemple de sa sœur. Elle se baigne toute seule dans sa bouée. Elle adore voir d’autres bateaux passer, elle leur adresse de grands signes accompagnés de « au revoir » ou « bye bye » selon les cas, ce qui ne manque pas de lui rapporter un franc succès. Par contre c’est une vraie cascadeuse et on ne compte plus les bosses et autres éraflures.


La lessive des habits de poupée



Raphaëlle apprend le vocabulaire marin et se plait à nommer chaque objet : « bout », « manivelle de winch », « voile », « taquet », « barre à roue », etc… Elle pose des questions sans arrêt et veut tout comprendre. Elle adore nager, faire du canoë et aller dans le « petit bateau Ysunette » (l’annexe). Ce qui lui manque le plus : Manon et Apolline. Ce dont elle a hâte : aller à l’école avec Apolline et Marin. D’ailleurs elle aime beaucoup faire l’école à bord avec les cahiers de petite section de maternelle, surtout les gommettes. Elle rêve d’avoir un cerf-volant (elle l’a commandé au Père-Noël).

Mercredi 16, première navigation de nuit sur Ysun

Pour attaquer cette nuit de mer, on s’est bien préparé : on a étudié la nav de près, on a rentré tous les points de route dans le GPS, on a ajouté des flash lights sur nos gilets de sauvetage, on a sorti les pulls, les cirés haut et bas en pensant qu’ils ne serviraient pas, on a rajouté une ligne de vie à l’arrière du bateau pour passer d’une coque à l’autre en sécurité, on a préparé des vivres : un gâteau au chocolat, une soupe, j’ai même fait du pain !
 Bref on est fin prêt à 18h quand on appareille de Béquia en direction de Sainte Lucie (60 milles). On apprécie le coucher de soleil en abordant le premier canal (entre Béquia et St Vincent) en donnant le biberon des filles puis on les couche rapidement. On file à 9 nœuds avec un ris dans la GV, ça va vite… On se dit qu’on va arriver trop tôt à Sainte Lucie !
En arrivant vers St Vincent, on est rejoint par une colonie de dauphins qui nous accompagnent un long moment. C’est magique ! Sous le vent de St Vincent, le vent tombe tout-à-fait et on est obligé de faire un peu de moteur. 
Vers 22h30, alors que PE prend son premier quart, il attaque le deuxième canal (entre St Vincent et Ste Lucie) et là, ce n’est pas les mêmes conditions : mer formée, 25 nds au près… On prend un second ris et on avance à plus de 7.5 nds. On est content de mettre un pull et les salopettes !
La nuit est magnifique, on est émerveillé ! Les sensations sont bien plus fortes que durant le jour. On a l’impression de tracer. Le plancton fluorescent, les étoiles filantes, le croissant de lune, on ne sait pas où donner de la tête. On croise quelques cargos, un paquebot, des bateaux de pêche et on fait route un long moment avec le Royal Clipper, un voilier de croisière de luxe.
Derrière Ste Lucie, re-belote, plus de vent, on renvoie les ris et on fait un peu de moteur. Quand on arrive devant Marigot Bay, notre escale prévue initialement, il est 2h30, beaucoup trop tôt pour risquer un mouillage forain. On continue donc la route en direction de la Martinique qu’on atteint un peu avant 8h, ravis de cette expérience.

Mouillés à Ste Anne, on pense avoir la visite de la boulangère qui, tous les matins, vient faire la livraison du pain et des croissants en annexe pour tous les bateaux au mouillage. Mais dommage, on a dû arriver trop tard !

16 décembre 2015

Dimanche 13 au mercredi 16, le début de la remontée

On quitte Grenade le 13 décembre et c’est une navigation éprouvante qui nous attend. Pas en terme de distance (37 miles), mais avec des conditions fatigantes : au près, par 20-25 nds, avec une mer très hachée. On barre tout le temps de peur de se planter dans une vague. On arrive finalement à Carriacou vers 16h. 
Les filles ont été adorables pendant la traversée, ont fait de bonnes siestes et ont joué tranquillement à l’intérieur ou dehors, harnachées avec leur harnais d’escalade.


Le lundi, on fait étape à Sandy Island, une île de rêve, longue bande de sable blanc avec quelques cocotiers. Puis on repart en direction d’Union, au près. On est content de retrouver ces paysages qu’on connait déjà bien. On a l’impression d’être à la maison ! On passe entre le reef de Clifton et Palm Island pour rejoindre la baie de Salt Whistle Bay à Mayreau. Le mouillage est splendide, nous sommes ancrés sous le vent d’une langue de sable d’une cinquantaine de mètres avec la mer de part et d’autre.


Après une nuit moyenne à cause du roulis qui s’est levé dans la nuit, on part vers 7h pour rejoindre Bequia, Port Elizabeth. Vers 9h20, alors qu’on est encore à 10 miles de Port Elizabeth, PE reborde encore peu la GV et là, la bordure du premier ris se casse ! Il est trop fort mon PE !!! En attendant de réparer à Béquia, on prend le second ris et on termine à 6nds…